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Bébé : comment gérer sa colère ?

 

Bien qu’il soit difficile en tant que parents d’entendre son bébé faire des crises de colère, elles sont pourtant tout-à-fait normales et font partie de son développement. Mais j’avoue que pour nous, parents et adultes avec une capacité à raisonner bien supérieur à un bébé, ses colères nous semblent parfois complètement disproportionnées et nous nous sentons parfois dépassés par ces excès, nous nous demandons d’ailleurs s’il n’y a pas un truc qui cloche chez notre enfant pour qu’il se mette à ce point dans tous ses états pour aller dormir, s’habiller, aller dans le bain ou encore manger. Nous sommes démunis et ne savons absolument pas comment gérer sa colère.

Mon petit Nolhan, du haut de ses 14 mois nous en fait voir de toutes les couleurs en ce moment avec ces fameuses crises de colère. Son papa et moi essayons de nous organiser au mieux et avons mis en place un « système » que seuls les parents connaissent 😉 , et qui convient le mieux à notre petit bout de chou. D’ailleurs en écrivant ces lignes, je repense à toutes les singeries que nous faisons pour essayer de le distraire afin qu’il soit coopératif pour enfiler son body, mettre son pyjama, l’installer dans le siège-auto.

Mais bien que nous ayons nos astuces (voir plus bas), quelques fois la colère persiste car LUI a décidé qu’il irait par terre jouer avec la cuillère en bois tout droit sortie de la cuisine. Parfois c’est la course-poursuite dans la maison pour l’habiller et pour mettre ces maudites pressions (c’est là que je me dis que ceux qui créent ces vêtements ne doivent pas avoir d’enfants  😀 )

crédit photo : Harald Groven

crédit photo : Harald Groven

 

Il ne veut pas dormir !

Face à ces crises, nous faisons ce que nous savons faire de mieux en tant que parents : c’est-à-dire laisser passer l’orage en attendant des jours meilleurs. D’ailleurs pas plus tard qu’hier, Nolhan nous a fait vivre « une sale journée » : il ne voulait pas dormir, aussi bien l’après-midi que le soir au moment d’aller faire sa nuit. Sur le moment difficile d’être objectif, et nous n’avons qu’une seule envie en voyant l’heure tournée : qu’il s’endorme enfin !

D’habitude il fait une bonne sieste l’après-midi et le soir vers 21 H il est déjà dans les bras de Morphée. Mais qu’est-ce qu’il lui arrive ? pourquoi aujourd’hui il ne dort pas ? me suis-je dis.

22H30, Bébé dort enfin, son papa et moi discutons de cette nouvelle crise, cette fois pour aller dormir. Nous essayons de trouver une « solution », même si ce mot ne signifie pas grand-chose quand on est jeunes parents. Tout ça pour arriver à cette mini-conclusion : et si tout simplement, comme nous cela nous arrive régulièrement en tant qu’adulte, il n’avait pas envie de….dormir.

Vous allez me dire que cela ne fait pas avancer le débat, et j’en conviens. Mais là où je veux en venir, c’est pourquoi toujours essayer de trouver des explications rationnelles sur un être irrationnel qu’est l’être humain ? Oui car nous l’oublions souvent mais un bébé est un être humain à part entière et comme nous il a le droit de se sentir mal, d’être en colère, d’avoir des envies ou de ne pas avoir sommeil.

 

Concrètement, comment gérer sa colère ?

Tout cela est bien gentil, mais comment doit-on réagir face à ses colères ? doit-on être plus strict et ainsi faire plaisir à notre entourage 😉 ? Ou doit-on plutôt essayer de l’accompagner et lui donner des outils pour apprendre à mieux gérer ses émotions ?

Comme dans mon exemple sur le sommeil, il est très difficile de donner une réponse exacte sur comment atténuer les colères de votre enfant. Cela pourrait se résumer à un contexte : comment faire en sorte que votre bébé mange, parce qu’il est l’heure, alors que lui veut aller jouer et qu’il ne comprend absolument pas pourquoi vous l’en empêcher. Il se met donc en colère devant votre refus catégorique.

Il est bon de préciser que lorsqu’on a un bébé, tout n’est pas tout blanc ou tout noir, ce qui souvent nous perturbe dans notre vie d’adulte et nos petites habitudes. Mais ne nous y trompons pas, c’est à nous, et pas au bébé de faire quelques compromis et de trouver quelques astuces pour que notre enfant se sente mieux. Par exemple pour nous, avec l’exemple du coucher, voyant que Nolhan était vraiment fâché et en colère, il ne servait à rien de s’obstiner à essayer de le coucher, cela n’a qu’un seul effet : renforcer sa colère !

Nous avons donc décidé de prendre un livre pour le calmer, car la lecture a un côté apaisant et relaxant. Même s’il était tard et qu’il avait largement dépassé son heure de couché, le mieux à ce moment-là était d’être à son écoute, quitte à ce qu’il veille plus tard. Nous avons mis de coté NOS habitudes pour se concentrer sur son bien-être, et en effet, en seulement quelques minutes il avait retrouvé sa sérénité et s’est endormi.

Ceci n’est qu’un exemple mais doit nous mettre la puce à l’oreille quant au fait d’être un peu plus à l’écoute de son bébé. Je ne parle pas de le laisser tout faire, loin de là. Prenez cet autre exemple qui est sans doute arrivé à tous les parents : il est l’heure de manger et votre enfant « n’en fait qu’à sa tête » pensons-nous, car il ne veut rien de ce qu’il a dans son assiette et il crie et se met en colère quand j’essaie de le faire manger, pourtant il est bien midi et donc il doit avoir faim ! (supposons-nous)

Et si tout simplement il n’avait pas faim, ou bien il n’aime pas ce qu’il a dans son assiette, comme nous ça nous arrive quelques fois ?

Pour finir, sachez que nous avons comme la plupart des parents, quelques astuces pour éviter qu’il ne se mette en colère, c’est tout bête mais dans beaucoup de cas, cela fonctionne.

  • astuce N°1 : les repas. Lorsqu’il mange, pas question pour lui de se faire aider, il ne le supporte pas et ça le met en colère ! Pour nous pas de souci puisque nous pratiquons la DME (Diversification alimentaire Menée par l’Enfant) mais souvent les enfants aiment manger seuls.
  • astuce N°2 : l’objet nouveau. Pas facile pour un enfant de comprendre qu’il doit rester presque immobile pour pouvoir le changer, le mettre dans le siège auto ou encore l’habiller. Cette astuce toute simple consiste à lui donner ce que j’appelle un objet nouveau, c’est-à-dire un objet qu’il n’a pas souvent et qu’on lui donne uniquement dans ces conditions pour qu’il puisse l’explorer et ainsi s’occuper.
un nouvel objet ?

un nouvel objet ?          crédit photo : Alfonso Jimenez

  • astuce N°3 : aménager sa maison de façon à ce qu’on ne lui dise pas NON. Souvent une raison de colère, le non est agressif pour l’enfant. Bien aménager sa maison pour son enfant, ça veut tout simplement dire qu’il ne faut pas qu’il est accès à des objets où vous lui direz : NON, ne touche pas à ça ! Objet arraché des mains = colère assurée.

 

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3 Comments

  1. Alexandra

    29 avril 2016 at 11 h 03 min

    Merci pour cet article. Ce qui marche aussi très bien, à cet âge-là et à tous les âges, c’est l’écoute active (formuler ce que l’enfant désire sans jugement (même si on n’est pas d’accord ou s’il ne peut pas l’avoir). Lui témoigner qu’il a le droit d’avoir des désirs et d’exister dans sa différence.
    Un soir, au moment du coucher, ma fille de 2 ans m’a demandé la tablette :
    « je veux l’ipad. » Au lieu de dire, « non c’est l’heure du coucher, maintenant on va au lit », ou au lieu de faire comme si je n’avais pas entendu, je lui ai répondu « tu avais envie de regarder l’ipad ». elle m’ a répondu « oui ». je l’ai pris dans les bras et nous sommes allées lire une histoire.
    L’écoute active est une solution à de nombreux problèmes. J’en parle largement dans un ebook « un outil miracle pour des enfants et parents épanouis » qui est en téléchargement sur mon blog, quand on s’inscrit.

  2. Lucie-carol290

    1 juin 2016 at 13 h 40 min

    Concernant l’astuce numéro 2, je l’utilise quotidiennement, MDR ! Pour la dernière astuce, je comprends ton point de vue, mais en même temps, si l’on ne lui dit jamais non, est-ce que nous ne sommes pas en train de céder à ses caprices en quelque sorte ? C’est un peu une mission impossible d’aménager parfaitement sa maison, non ?

    1. Roselyne

      1 juin 2016 at 20 h 40 min

      Pour en savoir plus je t’invite à lire des livres qui m’ont beaucoup aidé de Isabelle filliozat. Après pour l’aménagement de ta maison, pour commencer juste la sécuriser (les prises, les placards avec les produits dangereux etc…) ensuite les bibelots en hauteur et c’est tout. Très franchement ce n’est pas une question de facilité mais plutôt de pratique car toi tu ne passes pas ton temps à le surveiller, à dire toutes les 5 minutes « non ». Entre nous le faite de dire non constamment n’aura plus d’importance, ce sera un mot qu’il entendra et il n’y fera plus attention. Bien sûr parfois il y aura des « NON » mais je préfère dire des « stops » c’est inévitable. C’est très difficile pour l’enfant de gérer ses émotions en étant constamment attirer par des choses dites interdites. Plus tard il comprendra.

      A très bientôt

      Amicalement, Roselyne

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