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Charlotte Ducharme : « La période où l’enfant refuse de s’habiller »

 

 

Qui est Charlotte Ducharme ?

J’ai eu l’honneur de recevoir en interview mon amie Charlotte Ducharme, auteur du livre Cool Parents make happy kids. Cette charmante femme active est maman de 2 enfants qui a souhaité partager son expérience inspirante d’une maman qui applique l’éducation positive au quotidien. Depuis la naissance de ses enfants, Charlotte avait des convictions sur l’éducation qui se sont avérées être très liées à l’éducation positive.

Charlotte nous confie qu’au début, elle n’avait pas du tout l’intention d’écrire un livre, car ce n’est pas toujours simple de transposer les méthodes qui sont données à des exemples de la vie de tous les jours.

Et la volonté de Charlotte était de faire ressentir aux parents ce que l’enfant vivait, et vraiment changer leur état d’esprit plutôt que leur donner des méthodes du style  » y’a une crise, voilà ce que tu pourrais faire  » par je me mets à la place de mon enfant pour pouvoir s’approprier cette façon de penser, en prenant du recul sur leur quotidien et adapter ensuite leur éducation en fonction de ce qu’ils ont compris à propos du ressenti de leur enfant. Donc l’objectif du livre n’est pas « que » de donner des conseils et des clés, mais que chaque parent puisse vraiment changer d’état d’esprit et créer sa propre éducation de façon plus positive avec un livre où les parents se reconnaissent.

Dans ce livre vous allez retrouver des exemples hypers concrets et que finalement, on ne part pas de la méthode pour l’appliquer à des exemples mais des exemples de la vie de tous les jours en se disant  » voilà ce qui m’arrive, voilà comment j’ai réagi » (qui est une façon habituelle d’on réagissent les parents) et « qu’est-ce qu’on peut penser de cette situation », « moi si j’étais à la place de mon enfant, comment j’aurais réagi ? »

Bien sûr j’en ai profité pour demander à Charlotte de nous donner des conseils quand l’enfant rentre dans la période « refus de s’habiller » et voici ce qu’elle nous propose :

 

comment réagir quand notre enfant refuse de s’habiller ? Ou encore de mettre son manteau ?

 

Je résume ce que nous proposes Charlotte :

  • la première chose à faire en tant que parent, est de maîtriser nos émotions par rapport à ça et le fait de comprendre que ça arrive à tout le monde, qu’il y a plein d’enfants qui refusent de s’habiller, que ce n’est pas parce que le nôtre est plus méchant qu’un autre ou qu’il est moins bien éduqué, mais que c’est courant et ce n’est pas grave. L’important c’est de se dire que ce n’est pas grave s’il n’a pas envie de s’habiller. Imaginez qu’il y aurait quelqu’un qui fasse toujours tout pour vous, il y a un moment ou vous avez envie de dire « NON » je ne veux pas faire ça ! L’idée c’est vraiment de se détacher par rapport à ça, de ne pas se mettre en colère à moins que cela nous tienne vraiment à cœur, sinon ce n’est pas très grave.

Mais il faut quand même qu’il s’habille 😉

  • Quand j’ai connu la période où il ne voulait pas du tout s’habiller, moi-même je ne m’étais pas rendu compte que ça posait problème, car j’étais assez détaché de ça. C’est quand quelqu’un qui lui avait parlé de son problème, que ça m’a fait réalisé que j’avais le même. Pour vous dire à quel point j’étais assez détaché par rapport à la situation. Et quand ça arrivait, qu’il ne voulait pas s’habiller, un truc qui fonctionnait assez bien : je le descendais de la table à langer, il allait jouer pendant que moi je préparais une machine ou alors on allait prendre le petit déjeuner. Parce que je ne l’habillais pas au moment de partir, je l’habillais avant et puis en descendant ses habits, il était en train de jouer aux legos, j’ai enlevé son tee-shirt , son pantalon etc . Si je voyais qu’il se débattait et qu’on allait au conflit, encore une fois je le laissais et retournais 2 secondes après quand son attention était accaparée sur autre chose. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on n’est pas vraiment dans l’éducation, notre enfant il va s’habiller, il n’y a pas de soucis. Juste que là il est petit, il a envie un peu de s’affirmer, c’est naturel, et ce n’est pas grave ! Et si nous c’est vraiment un truc qui nous tient à cœur, qu’on veut qu’il s’habille tout de suite parce que c’est comme ça et qu’on l’a décidé, lui il va le sentir et plus il va sentir que nous on a cette volonté, plus lui il va justement s’opposer. On alimente donc un conflit et en le forçant, « c’est moi qui décide, c’est maintenant que je t’habille », et bien la fois prochaine ça va être encore un conflit, il sait que c’est quelque chose qui nous tient à cœur, qu’on est capable de partir au conflit. Donc chaque jour ça va être un conflit et qui va limite s’amplifier. Donc vraiment lâcher prise et quand même réussir à l’habiller.

 

  • Quand ce n’est que le pull ou le manteau qui posent problème, clairement ce qui marche le mieux, c’est que si je sais qu’en ce moment c’est un souci, car mettre le manteau dans l’appartement où il fait chaud, il ne se rend absolument pas compte, ça le gêne et il n’a pas du tout envie. Et bien ce n’est pas grave, je descends dans la cour, j’emporte le manteau et le pull sous le bras, il se rend compte qu’il fait froid et c’est le bon moment pour lui mettre son pull et son manteau. Je sais que si je ne suis pas en conflit avec lui, il ne va pas se laisser mourir de froid. Mais en revanche s’il a bien compris que c’était quelque chose qui me tenait à cœur, là il risque de dire non par opposition alors qu’il a froid. Au début ils ont du mal à anticiper qu’il va faire froid dehors, mais plus tard ils le savent.

 

La culpabilité du parent ?

 

Dans ce livre les parents en ressortent déculpabilisés car très souvent avec le premier enfant, on a l’impression que c’est un monstre quand il fait une crise, qu’il est violent etc… c’est pour cela que c’est plus facile avec le second.

On peut se dire que c’est de notre faute, on se met un stress et un stress à l’enfant, alors que même si ce n’est pas une fin en soi, on peut mettre des choses en place pour l’aider à s’améliorer, je ne dis pas qu’il faut tout laisser faire mais en tout cas il y a plein de choses qui ne sont pas liées à nous et à l’enfant et qui sont liées aussi à la maturation de son cerveau. Et plus on comprendra notre enfant et plus on sera dans l’empathie et plus les choses iront bien.

Ça ne sert à rien de culpabiliser, nous ne sommes pas des parents parfaits, et même si on veut appliquer l’éducation positive, évidemment on ne pourra pas toujours le faire. Ce n’est pas l’objectif et on rencontrera toujours des difficultés, cela fait partie de la vie et ce n’est pas grave.

 

A qui s’adresse ton livre Cool Parents Make Happy Kids ?

Charlotte : en fait je voulais faire ce livre pour tous ceux qui ne s’intéressent pas forcément à l’éducation pour que ça soit hyper accessible. Ce sont des personnes qui ne liront pas forcément des bouquins de psychologue, qui pourront lire ce livre.

Et ensuite pour tous ceux qui ont commencé cette démarche, je sais que certains essaient d’appliquer des astuces de la discipline positive, mais qu’on fond d’eux ils n’ont pas forcément changé leur état d’esprit, leur façon de penser. Avec ce livre justement, je voulais aider les parents à complètement changer leur façon de penser de façon à véritablement agir de façon différente par conviction et parce qu’on a digéré le truc et pas juste parce qu’on essaye d’appliquer une astuce.

 

 

J’ai vraiment adoré ce livre, on est bien loin du livre ennuyant puisque Charlotte partage son expérience avec ses 2 enfants au quotidien.

Merci beaucoup Charlotte pour cette interview ! ❤️

 

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