éducation

Comprendre les émotions désagréables pour mieux les gérer !

 

Très dernièrement j’ai participé à un atelier d’émotion pour mieux accompagner ses enfants au quotidien. Je me suis dit que c’était l’occasion de t’en parler car j’ai vraiment appris beaucoup de choses.

Dans cet article, j’ai voulu t’expliquer les différences entre sensations – sentiments, et émotions pour bien les différencier afin d’agir sur eux, et surtout de comprendre leurs réactions qui sont très souvent incontrôlées.

 

Quelles sont les différences entre sensations, sentiments et émotions ?

 

Comprendre ses émotions 

Emotion : elle naît de notre confrontation avec une situation réelle physique ou imaginaire qui ne se déroule pas tout à fait comme on l’avait prévu et imaginé. Exemple d’une émotion imaginaire. Je peux me faire peur en imaginant quelque chose : exemple: « j’espère qu’il n’y a pas eu un accident ».

Une situation physique : ton mari qui rentre tard du boulot alors qu’il devait rentrer tôt, mon émotion est de la tristesse ou colère. Pour la joie c’est pareil, c’est-à-dire que ça ne se déroule pas comme je l’avais prévu : je rentre du travail et mon mari m’attend avec un joli bouquet de fleurs.

 Donc l’émotion est toujours déclenchée par quelque chose, elle naît de façon spontanée. (Elle est brève et non contrôlée) . Une émotion est également le signe que la situation ne respecte pas ses besoins.

 

 

 

Le cycle naturelle des émotions (Groupe Eyrolles)

 

« Agression extérieur positive ou négative* »

Au début du cycle, ce qu’on appelle la charge est un signal qui nous interpelle à travers l’un ou l’autre de nos cinq sens ou encore par une pensée, par une émotion ou par un souvenir. La charge est une agression extérieure positive ou négative.

Le terme agres- sion* doit être pris ici dans le sens de « quelque chose qui m’atteint sans que je l’aie recherché ».

 

 

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« Mobilisation de l’organisme : sécrétion d’adrénaline + stimulation sympathique + mise sous tension musculaire »

En réponse à cette alerte, l’organisme se mobilise en sécrétant de l’adréna- line et en stimulant le système neveux parasympathique pour aug- menter le tonus musculaire et le rythme cardio-respiratoire.

C’est tout ce processus physico-chimique qu’on appelle la tension.

 

 

        ↓

 

« Action-réponse : combat /fuite (dépense d’énergie) »

Si le signal est important et s’il persiste dans le temps, la tension va s’accumuler et s’amplifier jusqu’à ce que quelque chose finisse par éclater. C’est ce paroxysme qu’on appelle la décharge.

             Exemple (source groupe Eyrolles) : Quelque chose m’énerve, puis comme cette chose continue à me narguer ça m’agace de plus en plus jusqu’au moment où, n’y tenant plus, j’explose de colère. Lorsque quelque chose m’attriste et que je n’arrête pas d’y penser, mon cha- grin va monter, monter, monter jusqu’à ce que j’éclate en sanglots. Les joueurs ou les sportifs connaissent très bien eux aussi cette montée de tension qui se développe au cours du jeu et qui culmine avant de disparaître à la fin de la partie

        ↓         

 

 

 « Récupération : retour à l’équilibre, sécrétion de corticoïdes + stimulation parasympathique + détente » 

Ces explosions de colère, d’exultation, de larmes ou d’angoisse représentent des dépenses d’énergie qui nécessitent une phase de récupération pour permettre à l’organisme de se soigner, de se reposer et de reprendre des forces.

Ces explosions de colère, d’exultation, de larmes ou d’angoisse représentent des dépenses d’énergie qui nécessitent une phase de récupération pour permettre à l’organisme de se soigner, de se reposer et de reprendre des forces.

 

 

Comment gérer les 4 émotions principales ? 

 

La joie

Fête le partage et le succès. Permets l’apprentissage.

Comment accompagner ? 

oser l’exprimer, sauter, crier, danser etc

 accompagner la personne dans son mouvement 

 


La colère 

Confrontation d’une injustice, ressenti face à une frustration, une invasion de son territoire.

Affirmation de soi face à l’autre (pas de violence).

Comment accompagner ?

écouter le besoin sans chercher à calmer

message « je » plutôt que message « tu »

accepter l’émotion, reformuler

outils de gestion : dragon de colère, souffler dans une paille, coussin de colère etc

 


 

La tristesse

Adapter en cas de perte de tout objet d’attachement

Comment accompagner ?

laisser de l’espace aux pleurs en évoquant que c’est dur, c’est difficile etc

Pas de contact physique rapide de notre initiative

 


 

La peur 

 

Adapter en cas de danger, naturel face à l’inconnu

Comment accompagner ? 

Favoriser l’expression verbale de la peur

Sauter, courir, crier etc

Donner de l’information (pas de conseils)

Faire des questions ouvertes

Ne pas rassurer trop vite

Eviter le pourquoi mais plutôt « qu’est-ce que ? « 

 


 

Les sensations

 

Phénomène qui traduit, de façon interne chez un individu, une stimulation d’un de ses organes récepteurs : Les sensations visuelles. État psychologique découlant des impressions reçues et à prédominance affective ou physiologique : Une sensation de bien-être.

Que se passe-t-il dans mon corps ?

Je te propose un petit exercice (à imprimer) pour mieux comprendre ce que sont les sensations :

clique ici : PDF Dans mon corps

 

 

Les sentiments

 

Sentiment : un sentiment fait suite à une émotion ressentie, par exemple lors de la perte d’un être cher. Je suis triste (émotion) ensuite j’ai le sentiment de mal-être. La différence avec les émotions est que les sentiments perdurent contrairement aux émotions qui peuvent durer 10 ou 15 minutes. Ce sont nos pensées qui fournissent nos sentiments. 

Exemple : mon fils ne souhaite pas m’aider à débarrasser  → mon émotion est la colère → mes sensations : poings serrés, sensation de chaleur, envie de taper → au bout de 30 minutes je suis encore en colère contre lui, on ne parle alors plus d’émotions mais de sentiments car mes pensées me disent que c’est un feignant, que j’en ai marre d’être sa boniche etc. Mon émotion s’est transformé en sentiment. Par la suite si les émotions désagréables se répètent on parlera alors de Stress. 

 

Pour résumer voici le cheminement :

 

Emotion → sensations → sentiments  → si cela perdure = stress

 

Ce que j’ai compris également dans cet atelier, c’est que les sentiments désagréables (nos pensées) et des situations qui se répètent encore et encore peuvent nous amener à la violence (verbale ou physique). Quand je parle de pensées, il faut comprendre que nous ne réagissons pas de la même façon selon chaque individu. Il faut prendre en compte notre enfance et notre vécu. Pour me libérer de ces sentiments désagréables, je respire et je me pose en écrivant ma colère sur papier pour me libérer de mes tensions, mais aussi comprendre ce qui me met réellement dans cet état afin de trouver une solution adaptée à la situation. Les sentiments font partie de nous et pour rester bienveillante, voici comment je fonctionne :

je suis furieuse contre mon enfant

j’ai envie de le taper 

Qu’est-ce que je choisis de faire ? 

 

Pour aller plus loin, tu peux rejoindre le programme « Plaisir d’être maman », conçu pour les mamans au bord de la crise de nerfs : Clique ici

Sans titre-2

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