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Interview de Vanina Galvez-Giacinti, coach familial bienveillant

Transcription texte 

Roselyne : bonjour à tous, je suis Roselyne du blog J’aime être maman » et bienvenue dans cet interview. Aujourd’hui j’ai le plaisir d’être avec Vanina Galvez-Giacinti qui est coach familiale et coach en réussite scolaire. Bonjour Vanina, comment vas-tu ?

 

Vanina Galvez-Giacinti : bonjour, ça va bien.

Roselyne : je suis vraiment très contente que tu es accepté cet interview et pour commencé, pourrais-tu te présenter et nous expliquer ce qu’est qu’un coach familial ?

Vanina Galvez-Giacinti : je suis coach familial et accompagnante en parentalité. Je permets aux parents d’avoir les outils nécessaires pour gérer les conflits quotidiens : gestions des émotions, trouble du comportement, toutes les actions qui nous paraissent difficiles à gérer. Cela permet aux parents d’avoir un regain d’énergie, de pouvoir repenser la relation autrement parce qu’on a tendance à vouloir de notre enfant obéisse à la minute, de vouloir qu’il fasse des choses vraiment quand nous nous l’avons décidé. Un enfant c’est un être humain à part entière et il n’est pas obligé de faire exactement ce qu’on lui a ordonné dans la minute. Être coach c’est aider les familles à retrouver une harmonie, penser la relation autrement et pouvoir trouver les outils nécessaires pour gérer tout ça.

Roselyne : donc le but du coaching c’est de trouver des solutions sans passer par les punitions, c’est une autre alternative, dans l’écoute et dans le respect de l’enfant, c’est bien ça ?

Vanina Galvez-Giacinti : oui effectivement, je n’ai pas précisé mais je fais du coaching qui est vraiment bienveillant : pas de punition, pas de chantage. C’est de l’éducation positive, une autre façon de voir les choses et ça marche tout aussi bien, on n’est pas obligé de crier et de punir pour se faire entendre.

Roselyne : oui cela ne marche pas forcément au quotidien le fait de crier et de punir et c’est donc une excellente alternative. Ma deuxième question est la suivante : comment tu interviens auprès des familles ?

Vanina Galvez-Giacinti : j’ai plusieurs méthodes. A la base je suis coach à domicile, donc j’interviens sur une zone assez large. Et donc j’interviens sur tout ce qui touche à la famille : rivalité fraternelle, gestion des émotions, trouble du comportement et je suis spécialisé sur tout ce qui est handicap, tous les troubles annexes : TDH, autisme, d’ailleurs c’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur, tout ce qui est précocité, retard de développement. Mais aussi pour toutes les choses plus basiques comme la gestion des colères, tout ce qui est émotionnel, la cohésion parentale quand les parents ne sont pas d’accord sur la façon d’éduquer leurs enfants pour trouver un point d’entente entre eux.

Souvent j’interviens près de chez moi dans l’Hérault, un peu comme une super nanny mais sans les punitions. J’ai également élargi mon champ d’action, je fais donc par skype, ou alors par téléphone cue qui marche très bien puisque les parents peuvent m’appeler entre midi et 14 heures à leur pause déjeuné pour avoir un rendez-vous et pouvoir parlé de tout ça sans que leur enfant soit là et ça leur permet de pouvoir gérer leur vie familiale tout en ayant un suivi adéquat. Je peux fonctionner également par email mais je préfère quand même le contact à domicile quand c’est possible, sinon le contact ou visuel ou téléphonique puisqu’il y a vraiment un échange qui se crée et on peut rebondir sur les propos tandis que par email c’est plus compliqué. Mais je m’adapte tout de même à toutes les formes de demande.

Roselyne : Donc si je comprends bien tu proposes tes services pas skype par exemple, par téléphone ou tu te déplaces directement à domicile. Et pour expliqué à ceux qui nous écoutent, sur quelle zone te déplace-tu exactement ?

Vanina Galvez-Giacinti : dans l’Hérault. Donc Montpellier, Sète, Frontignan, en fait tout ce qui est dans les alentours, je n’ai pas vraiment de zones précises, je peux même aller jusqu’à Béziers. Mais cela dépend de chaque famille, il y a des familles qui habitent près de chez moi et qui préfèrent un suivi par téléphone , ça les arrange.

Roselyne : voici une question qui devrait intéresser beaucoup de parents je pense : comment faire pour que nos enfants nous écoute ?

Vanina Galvez-Giacinti : Il y a plusieurs points, déjà pour qu’un enfant écoute il faut qu’il soit dans un moment où il n’est pas préoccupé par quelque chose, par exemple, il ne faut pas qu’il soit en train de regarder la télé, qu’il ne soit pas à fond dans un jeu. C’est-à-dire qu’on ne peut pas aller voir un enfant au milieu de son jeu et lui dire : « aller hop, maintenant va mettre la table ». Evidemment cela ne fonctionnera pas. Ensuite il faut comprendre que les négations ne fonctionnent pas, par exemple : « ne marche près de la route ». Pour qu’un enfant « obéisse » il faut éviter tout ce qui est négations parce que les enfants ne comprennent pas la négation avant quelques années. Il faut plutôt dire « reste par là » plutôt que ne reste pas à coté de la route. Le mot route, c’est comme quand Isabelle Filliozat dit : »ne pense pas à une girafe », on pense forcément à une girafe.

Ensuite il faut captiver l’attention ou prévenir 5 minutes avant : « dans 5 minutes on va aller manger », « dans 5 minutes on va faire ça ». Il faut laisser à l’enfant le temps de finir son jeu, de faire ce qu’il est en train de faire, même s’il est tranquille assis dans canapé et qu’il ne fait rien de visible, c’est pour lui laisser un temps d’adaptation. Mais s’il est vraiment scotché devant la télé ou devant un écran ou quelque chose comme ça, on peut le toucher, lui toucher le bras, l’épaule ou la tête etc… pour le sortir de sa bulle et qu’il se retourne vers nous et une fois qu’on a capté le regard, on peut lui poser la question ou la chose qu’on lui demande. C’est très important, il faut vraiment que l’attention soit là sinon il nous dit « oui oui » mais il est tellement obnubilé par son dessin animé, il va dire « oui oui » mais juste parce-qu’il faut répondre quelque chose et ce ne sera pas fait. Ce qui est important également, c’est de faire les choses sous forme de jeu : « allé c’est parti, le premier à la douche il a gagné », on peut faire les choses sous forme de course, de jeu. Et vraiment, il faut demander aux enfants de participer: faire à manger avec eux, les inclurent dans toutes les actions quotidiennes.

Roselyne : concrètement, je vais te donner un exemple: souvent quand je lui demande de débarrasser la table, il va grogner. Qu’est-ce-que tu pourrais me proposer comme solution ?

Vanina Galvez-Giacinti : c’est-à-dire ? Il doit débarrasser toute la table ou débarrasser juste son assiette ?

Roselyne : en fait ça dépend, des fois je lui demande de tout débarrasser puisque j’ai préparée à manger, que j’ai mis la table etc… mais il grogne quand même.

Vanina Galvez-Giacinti : Et bien je pense qu’il a un peu raison, est-ce-que c’est à lui de ramasser toute la table tout seul ? Le but c’est que personne ne fasse seul. Il faut faire ensemble, donc tout le monde met la table, tout le monde débarrasse la table, ou alors il y a une personne qui met la table, une personne qui débarrasse, une personne qui fait à manger, c’est selon chacun. Mais on ne peut pas demander à un enfant de faire ce qu’on ne fait pas ou qu’on n’a pas spécialement envie de faire non plus. Après lui demander de débarrasser son assiette et à la rigueur deux trois trucs sur la table oui, mais de faire toute la table non. Et s’il y a plusieurs enfants, tout le monde met la main à la pâte : l’un les couverts, l’autre les assiettes, ça va 10 x plus vite et c’est beaucoup plus joyeux

Roselyne : bon écoutes, super, je pense qu’on a déjà quelques outils pour commencer à se faire écouter. Je voulais te remercier énormément Vanina pour cet interview. Pour vous mes lecteurs, je vous invite à aller visiter la page Facebook de Vanina:

 Petit être en devenir : Aide à la parentalité et à la réussite scolaire

Site web : http://coachfamilial-scol.wix.com/coachfam-sco34

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