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Le coucher dur des heures !

 

Je sais comme il est très difficile pour nous en tant que parent de passer parfois des mois de galère à essayer d’endormir son petit, puisque je l’ai moi-même vécu jusqu’à ses 18 mois environ. Pour l’endormir, je l’accompagnais jusqu’à ce qu’il s’endorme, parfois cela pouvait durer plus d’une heure. Je n’en pouvais plus car je voulais mon moment à moi, avoir de la tranquillité, profiter de la soirée avec mon mari. Ce moment magique : libérée, délivrée  😀 

 

C’est tout à fait normal et humain de se ressourcer et d’écouter ses besoins. Et quand nos besoins ne sont pas satisfaits, c’est alors que nous perdons notre calme.

Le sommeil est un sujet qui me tient à cœur car pour l’avoir mal vécu à certains moments, je voulais te partager quelques astuces qui pourront t’aider :

1 – Lâcher prise sur l’heure du coucher

Dans notre société, notre culture, « la normalité » est de coucher nos enfants vers 20h-20h30, mais ce n’est pas forcément son rythme biologique. Il faut savoir qu’il y a des enfants qui ne s’endorment pas avant 23 h. C’est très difficile pour le parent surtout quand justement votre besoin à vous est d’être tranquille.

Notre fils de 28 mois s’endort aujourd’hui vers 21h15, mais plus petit, c’était plutôt vers 22h. Il n’y a pas de normalité dans l’heure du coucher, mais nous sommes simplement tous des êtres différents, avec des besoins différents et nous pouvons même remarquer que certains adultes préfèrent se coucher tôt et d’autres plus tard.

Pour trouver le bon moment du coucher, tu peux observer les premiers signes de fatigue de ton enfant comme par exemple quand il se frotte les yeux, les oreilles, qu’il baille, qu’il demande les bras, des câlins, qu’il « chouine » etc. Une fois un de ces signes détectés, tu peux commencer la routine en proposant de lire un livre. Le moment du coucher doit être un moment agréable, alors pour y aller tu peux lui proposer par exemple de monter sur ton dos à cheval, de faire une course : le 1er arrivé dans le lit à gagner, etc, etc. Chez nous la lumière est très discrète dans la chambre mais suffisamment pour pouvoir lire un livre de son choix. Après la lecture, Nolhan aime que je lui raconte en détail la journée avec tous les moments agréables. Ensuite : gros câlins.

Nous avons testé différentes heures de coucher avant de trouver la bonne. Comme au début je restais près de lui jusqu’à ce qu’il s’endorme, j’ai pu remarquer qu’il s’endormait plus vite quand je commençais la routine vers 21h15 . Donc je me suis dit : pourquoi s’obstiner à vouloir le faire dormir aux heures dites « normales » alors que je passais plus de temps et en plus cela avait le don de me casser les bonbons  😀 

 

2 – Avoir confiance

Ce que je veux dire dans confiance c’est de se dire : « ok là mon enfant a du mal à s’endormir mais je suis déterminée, je vais l’accompagner, tout mettre en place pour que ça se passe bien, je suis sûr de moi ». Ça peut te paraître inutile, mais crois-moi, le jour où j’y ai cru, en peu de temps mon fils a réussi à s’endormir seul. Alors oui parfois il y avait des retours en arrière, mais maintenant c’est que du b-o-n-h-e-u-r.

Le sommeil c’est comme les premiers pas de ton bébé, il faut passer par plusieurs étapes : à plat sur le dos, il se retourne sur le côté, puis sur le ventre, rampe, passe à quatre pattes et découvre la position assise, il prend appui sur un support et se met finalement debout. Puis il se déplace d’abord avec le soutien des meubles, cherche ensuite à lâcher un appui pour en tenir un autre. Il peaufine son équilibre, se lâche quelques secondes et fait ses premiers pas lorsqu’il est prêt et est en pleine confiance.

Toutes ces étapes qu’il doit passer sont exactement pareil que pour le sommeil. L’enfant a besoin de se sentir en confiance.

Donc vraiment aie confiance, ne part pas pessimiste.

 

3 – Remplir son réservoir d’amour

Certains enfants retardent le coucher car c’est pour eux le seul moment tranquille qu’ils ont pour passer du temps avec leurs parents. C’est vrai que ce n’est pas simple pour nous car nous avons nos tâches et obligations quotidiennes qui nous prennent beaucoup de temps. Entre les devoirs, le bain, le repas, le ménage, payer les factures, etc, nous n’avons pas forcément le temps et l’envie de jouer avec nos enfants. Mais ça peut vraiment valoir le coup de prendre ne serait-ce que 5-10 minutes ou plus avec chacun de tes enfants où tu partages une activité. C’est vraiment important que ça soit un tête à tête avec chacun de tes enfants. Par exemple préparer le repas avec l’un, faire le gâteau avec l’autre, un jeu de société, etc.

Ces petits moments pourraient peut-être satisfaire leur besoin de passer du temps avec toi ou le papa. Chez nous cela fait partie de notre routine du soir. Sois nous lui proposons une activité ou bien c’est lui qui l’a choisit.

4- Supprimer la sieste

Comme je t’explique dans la vidéo, c’est une maman qui est coach en parentalité positive qui m’expliquait que vers les 3 ans de sa fille,  elle avait supprimé les siestes car sa petite s’endormait vers 23H tous les soirs. En fait, la sieste peut suffire à ce qu’elle décale son rythme de sommeil, ça la relançait suffisamment pour tenir plus longtemps le soir.

Elle a donc demandé à l’école de ne plus lui faire la sieste et de la remplacer par un temps calme. Depuis sa fille n’a plus eu de problème d’endormissement et le coucher est rapide.

 

5- Autorisé à rester dans son lit

Je t’entends me dire, ok je veux bien respecter son rythme biologique de sommeil, mais moi je n’en peux plus, je souhaite retrouver mes soirées. Et bien c’est tout à ton honneur et je te comprends ! L’enfant a parfois besoin de faire ses propres expériences, c’est ce qu’on appelle les conséquences naturelles. Tu peux l’autoriser à rester dans sa chambre à faire une activité calme mais que toi, tu n’es plus disponible. Pour les enfants qui vont à l’école, cela demande un gros lâché prise de ta part, mais ça peut vraiment valoir le coup d’essayer.

exemple : Ok , j’entends que pour toi c’est très compliqué de s’endormir, ce n’est peut être pas le bon moment pour toi. Alors si tu veux lire il n’y a pas de problème, pour autant moi je ne suis plus disponible.

S’il va à l’école, je lui explique juste que le lendemain il pourra être fatigué s’il ne se couche pas maintenant, pour qu’il en ait conscience, et que le réveil sera à 7h30 comme d’habitude.

Par cette conséquence naturelle, c’est-à-dire de le laisser expérimenter l’heure de son coucher, il va peut-être se rendre compte à quel point il est important pour lui de dormir plus vite. Ce qui est très important si l’enfant montre des signes de fatigue le lendemain, c’est de ne pas lui évoquer de reproches, mais plutôt de l’accompagner dans son expérience. Lui dire par exemple : « Hum je vois que tu as l’air fatigué mon chéri ! Si l’enfant répond oui, on peut lui demander : « comment pourrais-tu faire pour être plus en forme le matin ? »

Bien sûr certains enfants ne voudront pas vous avouer leur fatigue mais par cette expérience, il va certainement prendre la décision de se coucher plus vite.

Je crois que si tu as essayé déjà pas mal de trucs, essaie de lâcher prise sur l’heure du coucher, et d’enfin arrêter cette lutte chaque soir, arrête de gâcher tes soirées et pense à toi, à tes besoins tout en respectant ceux de ton enfant.

6 – Les peurs 

Selon l’âge de l’enfant, il est parfois dur pour lui de dormir seul dans une chambre, certains ont peur de ne pas revoir leurs parents, la peur du noir, la peur du loup, etc

Ce que je peux te conseiller, c’est d’aller voir un spécialiste, comme par exemple un naturopathe, un coach sur la parentalité positive, qui pourront alors t’aider. Moi j’ai choisi mon amie naturopathe et en seulement 1 consultation, le problème du réveil nocturne avec des pleurs d’angoisse s’est effacé au bout de quelques jours. J’ai utilisé des fleurs de bachs et des huiles essentielles. Chaque problème est différent, donc ce que je donnais à mon fils n’est pas forcément bon pour le tien, mais je te conseille vivement de consulter pour trouver le « bon remède ». Vraiment pour nous cela a été très efficace !

Le jeu est le meilleur moyen de communication avec l’enfant et ce qui peut être intéressant, c’est de lui proposer de jouer avec des playmobils par exemple, et de créer une histoire avec les personnages jusqu’au moment du coucher sans dire que le playmobil c’est :  » le nom de ton enfant ».

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1 Comment

  1. Caroline Muller

    24 juillet 2017 at 20 h 47 min

    Bonjour,
    Merci pour cette vidéo pleine de bons conseils sur l’endormissement des enfants.
    De mon coté, après avoir déjà essayer toutes vostechniques sauf le jeu (que je vais donc essayer très prochainement !!) et j’avoue que je botte en touche ! 22 mois que mon p’tit gars a un sommeil difficile, alors je profite de ces longs moments de câlins désormais pour réfléchir, me poser un peu jusqu’à ce qu’il s’endorme…
    Mais le coté frustrant de tout ça c’est qu’avec son père, il s’endort très rapidement alors qu’avec moi ça peut durer jusqu’à 1h40 ou plus…
    Alors, après quelques craquages de ma part, j’ai décidé de relativiser et de me dire, comme vous le faite dans cette vidéo, que de toute façon, un jour il dormira alors… Patience !!

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